02 novembre 2009
Confessions intimes
Elle m'enquiquine, Val.
Lorsqu'elle a nous a offert de plancher sur ce sujet pour le blog Ecris ton scrap, j'ai répondu présent... me disant que je trouverais bien mon bonheur parmi tous les titres d'émissions de TV réalité. Seulement voilà : parmi tous les titres existants - pas si nombreux que ça, en fait - le seul qui s'est imposé à moi est CONFESSIONS INTIMES. J'aurais pu détourner le truc de façon humoristique, pondre un petit journaling pas trop compromettant et m'en tirer à peu de frais... oui, mais c'était sans compter sur ce papier "araignées" qui m'avait tapé dans l'oeil. Vous me voyez venir (ou pas) : ce qui était parti pour être léger et marrant a pris une autre tournure. Bon, bref, c'est fait... alors voilà mes "Confessions intimes", rapatriées du blog en question à celui-ci :
Et pour vous éviter de vous arracher les yeux :
"Elle n’est pas si lointaine, l’époque où j’avais perdu le goût de la vie. Où mon quotidien rimait avec médicaments, impasses et désarroi. Où je me demandais dès le réveil comment j’allais avoir la force de tenir tout une journée - angoisse impossible à comprendre par qui ne l’a pas vécue.
Elle n’est pas si lointaine cette époque et, à vrai dire, je ne suis pas sûre qu’elle soit à jamais révolue. Aujourd’hui, évidemment, tout va bien : une vie de couple globalement harmonieuse et une épaule solide m’ont aidée à me reconstruire, tandis que – cerise sur le gâteau - je m’épanouis dans un nouveau métier bien plus enrichissant que le précédent. Aujourd’hui, je vis sereinement. Mais du plus loin que je me souvienne, la dépression a toujours fait partie de moi : j’ai simplement mis des années à en prendre conscience. Car autant regarder la réalité en face : une enfance dénuée d’amour maternel et une adolescence ô combien plus malheureuse que la moyenne ; un profond sentiment d’infériorité qui m’a accompagnée jusqu’à la trentaine ; la perte d’une grand-mère adorée dont j’ai mis une bonne dizaine d’années à me remettre ; enfin, un parcours sentimental jalonné de désillusions et d’autant d’expériences de la lâcheté des hommes… tout cela ne saurait forger une personnalité très expansive. Alors je fais avec, sans le moindre auto-apitoiement mais avec lucidité. Je sais que rien n’est jamais acquis, que ma situation actuelle est privilégiée mais qu’elle peut basculer à tout moment. Je sais que mes vieux démons sont toujours en moi et qu’ils attendent leur heure, que de temps à autre ils reviennent gratter à la surface… et que c’est comme ça. J’ai appris à vivre à leurs côtés. Et j’affronte le quotidien avec autant d’humour et de détachement que possible, complètement indifférente à l’image que je donne de moi-même – ce qui a le don d’énerver mon mari. Je sais que ma réserve est souvent interprétée comme de la froideur, que l’on me juge coincée, hautaine, voire psycho-rigide… mais je m’en moque. J’ai toujours eu beaucoup de mal à comprendre le sens de l’expression « lâche-toi ! » (injonction souvent entendue !) : que m’encourage-t-on à lâcher ? une joie de vivre que je n’ai pas ? Pourquoi m’évertuer à simuler la fête quand les éclats de voix m’indisposent, quand les excès me laissent perplexe et que le spectacle de la fiesta n’éveille en moi aucun écho ? Mon bonheur et mon bien-être, certes fluctuants mais bien réels, n’appartiennent qu’à moi : ils n’ont pas besoin de manifestations extérieures pour exister. Je pense porter sur les choses – y compris sur moi-même - ce regard perpétuellement amusé et désabusé qui vaut toutes les noubas du monde. Qu’on ne compte pas sur moi pour entrer vaille que vaille dans le moule de la sociabilité à outrance : il ne m’intéresse pas. Comprenne qui pourra… et bienvenue dans mon univers."
Mais j'espère que la page vous plaira aussi pour son esthétique, tant qu'à faire ;-)
Vous avez dit :
bravo pour ton chemin parcouru si tu peux de temps en temps apercevoir la lumiere en cours de chemin!
j ai lu il n y a pas longtemps que le bonheur n est pas une destination mais un parcours
ns nous sommes entrevues a la crop de noel a valenciennes l an dernier, tu etais souffrante et je mourrais d envie de te parler mais je ne voulais pas t emebeter!
je comprends bien que les gens puissent te prendre pr une fiere, j ai toujours fait le meme effet, seulement il suffit de gratter un peu...mais encore faut il s en donner la peine!
biz
béa
Regarde devant toi et sois heureuse.
Je t'embrasse tendrement
Ne change rien, ce que pensent les autres, "on s'en fout" comme tu dis....
Bisous
Anne-So
Je te souhaite beaucoup de courage, et le bonheur de profiter de chaque plaisir du jour.
Bravo et continue comme tu es, ne change rien !
Bonne et belle journée.
Martine
PS : Je découvre ton blog aujourd'hui même par les hasards de la navigation.
Ne change rien, ce que pensent les autres, "on s'en fout" comme tu dis....
Bisous
Anne-So
Echo..
c'est tres emouvant ce que tu nous confie, et même si je le lisait déjà en pointillé sur ton visage quelquefois et que je devinais tout ça en toi souvent, je suis très émue de le lire de tes mots, si justes et si fragiles.
"une passion doit être une amie, c'est à dire une confidente qui essuie nos rages"... le reste n'a pas besoin d'être dit.. ; )






Bien sincèrement
Catherine